Budget participatif #2 : un projet sportif collaboratif

user.username La fabrique citoyenne, le 5 avril 2017 0 commentaire

WorkOut.JPG

NÉ DE LA SYNTHÈSE DE DEUX PROPOSITIONS, LE PROJET DE PARC DE STREET WORK-OUT PROPOSE UN PARTAGE DE L’ESPACE PUBLIC QUI DEVIENT « UNE ÉCOLE DU VIVRE ENSEMBLE ».

Ce mardi soir, sur le mail, la pluie chasse les passants. Pourtant, en face de la Poste, quelques jeunes gens enchaînent pompes et tractions sur les installations mises à la disposition du public. « C’est ça, l’esprit du street work-out, explique Yann Cabidoche, fondateur de l’association « No limit barz », l’un des deux porteurs de ce projet, lauréat du budget participatif#2. Un entraînement à poids de corps, sans matériel compliqué, dans l’espace public. Au croisement de plusieurs disciplines, c’est un mélange de figures de force, de souplesse et d’équilibre, associant l’audace et le sens de la débrouille, propre aux pratiques urbaines ».

Sport et production d’énergie

« Si les installations sportives du Mail offrent quelques commodités pour les pratiquants, la création d’un véritable parc offrirait de meilleures conditions d’épanouissements aux amateurs de la discipline, poursuit le sportif. 
En complément, l’installation de pédaliers au pied des bancs publics serait un plus au sein de cet espace sportif. Ces dispositifs permettraient également de produire de l’électricité afin d’alimenter des chargeurs pour mobiles et tablettes  ».
Les pédaliers, c’est l’idée de Murièle Jourde, également impliquée dans le projet : « Lors d’un voyage à Barcelone, j’ai aperçu une grand mère qui tricotait en pédalant. Une image cocasse qui m’est restée dans la tête et m’a donné envie de rejoindre le projet de Yann, dont j’ai fait la connaissance lors de la première réunion organisée par la Fabrique citoyenne. »

« Une idée lumineuse »

Si le bouche à oreille a été la méthode la plus efficace pour faire connaître leur projet, les membres de « No limit barz » ont aussi alimenté la page Facebook de leur association, distribué des flyers à l’université et dans les écoles, défendu leur idée devant le conseil de quartier, jusqu’à décrocher un « coup de cœur ». De son côté Murièle a mobilisé ses réseaux personnels et jusqu’à ses jeunes voisins : « étudiants en fac de sports, ils se sont prêtés au jeu et ont distribué des affiches ».
Au final, les deux initiateurs se retrouvent pour estimer que « la Fabrique citoyenne est une idée lumineuse. Ca bouscule mais c’est innovant et ça encourage la Ville à aller de l’avant ».

Clotilde Chéron